Lara St. John

violon

Lara St. John

Après avoir parcouru le monde pendant des décennies en tant que « soliste de haut calibre » (The New York Times), la violoniste canadienne Lara St. John a choisi de se passer d’une biographie conventionnelle et préfère présenter plutôt la déclaration personnelle suivante :

« J’ai commencé à jouer du violon à l’âge de deux ans et je n’ai jamais cessé depuis. Mais même si ma carrière a connu de nombreux moments forts et m’a apporté de véritables satisfactions sur le plan artistique, je ne peux pas honnêtement dire que je recommencerais tout. Elle a exigé d’horribles sacrifices, notamment les violences sexuelles que j’ai subies pendant mon enfance et le fait d’avoir été traitée comme une simple marchandise par une longue liste de diffuseurs, d’administrateurs et de soi-disant éducateurs.

« La misogynie omniprésente demeure malheureusement monnaie courante dans le monde de la musique classique, chose pour le moins incroyable alors que nous avançons tant bien que mal vers le milieu du XXIe siècle. Cela a considérablement diminué pour moi la joie pure de faire de la musique.

« Parallèlement, je me suis fait de merveilleux amis dans ce milieu. Je continuerai toujours à avoir foi en eux et dans le pouvoir profond de la musique d’inspirer et de guérir. Je ne cesserai jamais de m’émerveiller devant les possibilités qu’offre un instrument aussi simple que le violon. Mais mon désir de l’utiliser comme moyen de gagner ma vie est presque entièrement disparu. »

Lara s’est produite comme soliste avec la plupart des grands orchestres du monde. Elle est également propriétaire de son propre label discographique, Ancalagon, qu’elle a fondé en 1999. En 2022, elle a lancé she/her/hers, le 16e album de son label, consacré à des œuvres pour violon solo de compositrices. Après avoir rendu publique son expérience d’un viol viol commis par son professeur au Curtis Institute of Music alors qu’elle avait 14 ans, Lara a reçu les témoignages de nombreuses autres personnes ayant survécu à des abus perpétrés par des professeurs de musique, des chefs d’orchestre et des collègues, avec la complicité de leurs institutions respectives. Elle a maintenant terminé Dear Lara, un documentaire de long métrage consacré à cette question, dont la première mondiale aura lieu au début de 2026.

En 2021, Lara a été nommée membre de l’Ordre du Canada, la plus haute distinction de son pays. Elle est chevalière de Bourgogne et passionnée de reptiles. Elle possède et joue sur un Guadagnini de 1779, un David Wiebe de 2011 et un Isabelle Wilbaux de 2024.

Pour le bulletin électronique

Rechercher

Contactez nous

Lundi au jeudi de 10h à 16h

Heures du festival : 21 juillet à 4 août, 10h à 16h

4 rue Florence, bureau 201

Ottawa ON K2P 0W7 Canada

613-234-8008

info@chamberfest.com

Ottawa Chamberfest est situé sur le territoire non cédé et non abandonné de la nation algonquine Anishinaabe.

Pin It on Pinterest